CHRONIQUE / Le copropriétaire et promoteur de l'Autodrome Granby et du RPM Speedway explore toutes les possibilités. Toutes.
Dans le cadre d’une entrevue réalisée par les gens de 360nitro.tv, Dominic Lussier a confirmé une certaine fatigue, pour ne pas dire une fatigue certaine, par rapport à ses fonctions de promoteur et de copropriétaire de l’Autodrome Granby et du RPM Speedway. L’entrevue suivait la publication d’un communiqué où Lussier et son partenaire Jean-François Tessier affirmaient qu’ils allaient «prendre le temps de réfléchir à
la meilleure façon de poursuivre notre implication et notre contribution à l’avenir de notre sport». Au chroniqueur Steve Berthiaume, Lussier a répété plus d’une fois qu’il demeure passionné par son sport, mais qu’il se demande si un changement de garde ne serait pas bénéfique (à l’industrie). Je connais Dominic Lussier depuis un peu après son arrivée à
Granby, soit depuis que j’ai le beat du sport automobile à La Voix de l’Est. Nous avons une bonne relation et nos discussions vont souvent bien au-delà du sport qu’on aime.
Je lui ai parlé quelques minutes mardi après-midi. Il se défend bien d’être en burn-out ou quoi que ce soit du genre. Mais il ne cache pas qu’il a moins de plaisir qu’avant, qu’il est tanné de toutes ces critiques qui vont jusqu’à miner sa vie personnelle.
«Je n’aime pas voir ma femme pleurer à cause des courses», m’a-t-il glissé. Dominic Lussier prend de la place, il en mène très large dans son milieu. En fait, il s’impose comme la personne la plus influente du stock-car sur terre battue au Québec. Et toute cette place qu’il prend l’expose plus que n’importe qui aux critiques, aux plaintes, aux railleries, aux commentaires méchants, voire haineux.
Encore plus en cette ère où on se croit tout permis sur les damnés réseaux sociaux. Dominic Lussier a-t-il besoin d’une pause de son sport? Peut-être.
Mais peut-il véritablement se retirer? La vérité, c’est qu’il est la colonne vertébrale du stock-car sur terre battue au Québec et que son sport, lui, ne peut se permettre de le perdre. Personne n’est irremplaçable, dit-on.
Mais certaines personnes, comme Lussier, sont énormément plus difficiles à remplacer. L’homme est en conscient et il ne prendra aucune décision à la légère. Mais voilà, il ne bluffe pas.
Oui, il explore présentement toutes les possibilités. Toutes. Dominic Lussier est déchiré. Profondément déchiré. Entre son amour dévorant pour les courses et celui d’avoir envie de se choisir lui et sa famille.
Dommage qu’il en soit rendu à penser que les deux sont difficilement conciliables. Le sport automobile est un monde de passionnés avec un grand P. Et cette passion fait parfois dire ou faire des choses qui font mal à d’autres. Dominic Lussier n’est pas parfait, il n’a pas toujours pris les meilleures décisions, mais il n’a pas mérité tout ce qu’il entend ou tout ce qu’il lit au cours d’une saison.
À un moment donné, la société de 2026 devra apprendre à gérer ses émotions. Le stock-car sur terre battue perdra beaucoup plus qu’il y gagnera si jamais Dominic Lussier décide que c’est assez.
- Published
- Jul 15, 2026
- Updated
- Jul 15, 2026
- Source
- La-voix-de-lest
- Category
- Technology
- Read time
- 2 min
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