La Voix de l'Est a discuté avec un représentant de l'entreprise Bolt6, qui s’est entendue avec Tennis Canada pour le déploiement de cette technologie qui remplace les juges de lignes traditionnels.
L’entreprise britannique s’est entendue avec Tennis Canada pour le déploiement, dans ses tournois Challenger, de cette technologie qui remplace les juges de lignes traditionnels. Question: Bonjour Marc. D’entrée de jeu, peux-tu expliquer les principes généraux derrière l’appel de balles électronique?
Réponse: Bien sûr. Que ce soit à Granby ou ailleurs, nous installons 12 caméras autour de chaque court en fonction
pour un tournoi donné. Elles utilisent l’apprentissage automatique [une branche de l’intelligence artificielle]. Durant les matchs, nous calibrons constamment les lignes et les balles pour savoir où ces dernières se trouvent dans le temps et l’espace. Le système ne prédit pas où les balles vont atterrir, il détermine leurs emplacements exacts.
Outre les out, les fautes de pied au service sont aussi prises en charge. Q Quel est le rôle de l’unique arbitre de chaise dans un tel environnement? R Il ne prend aucune décision au niveau du court, le système s’en occupe.
Par contre, il peut suivre chaque bond sur une tablette et envoyer certaines animations sur les écrans géants. Ce processus est automatique pour les balles à 75 mm ou moins d’une ligne, qu’elles soient in ou out, mais les joueurs et joueuses peuvent aussi en faire la demande. Q Et qu’en est-il des officiels qui suivent l’action à partir des installations de Tennis Canada à
Toronto? R Ces gens relèvent directement de l’ATP ou de l’ITF. Ils veillent au bon fonctionnement du système, mais encore une fois, personne ne peut renverser les appels initiaux.
Advenant une défaillance majeure, il faudrait probablement rejouer le point en question. Q Es-tu en mesure de chiffrer la valeur du dispositif déployé à Granby?
R On parle probablement de 70 000 livres [environ 132 000 en dollars canadiens] pour chacun des cinq courts. Q On devine que ce matériel ne restera pas ici à
longueur d’année... R Non, nous installons tout cinq jours avant l’événement, puis tout est enlevé en l’espace d’une journée. [...]
Des frais importants sont reliés à l’arbitrage électronique, mais il ne faut pas oublier que c’est aussi vrai pour l’emploi de juges de lignes traditionnels.
Transport, nourriture, hébergement, etc. Les organisateurs de tournoi considèrent généralement qu’ils ressortent gagnants avec l’option technologique. Q Bolt6 a été recrutée pour quelque 200 tournois à travers le monde, dont le prestigieux Open d’Australie.
Quelles sont les demandes de l’ATP en la matière actuellement? R Le concept Player and ball tracking, avec six caméras, est déjà requis comme strict minimum pour l’ensemble du Challenger Tour. L’appel de balles électronique deviendra aussi obligatoire dans un futur rapproché. Q Existe-t-il d’autres applications pour vos produits?
R Absolument. En plus du tennis, Bolt6 touche actuellement au golf, à la course automobile et au volleyball, un volet très important d’ailleurs.
Nous explorons également des pistes en lien avec le hockey sur glace. Notre expertise est extrêmement vaste. L’ordre
et la formulation de certaines questions et réponses ont été ajustés à des fins de compréhension.
- Published
- Jul 15, 2026
- Updated
- Jul 15, 2026
- Source
- Le Soleil
- Category
- Technology
- Read time
- 2 min
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