LA MEILLEURE POUTINE DE L’ESTRIE / Le casse-croûte réussi à attirer autant des aînés du secteur qui se replongent dans leurs vieux souvenirs, que des plus jeunes, grâce entre autres à une forte présence sur les réseaux sociaux comme TikTok.
Sa décoration, qui fait replonger dans le temps, notamment à travers différentes photos d’époque du commerce, fait en sorte de rappeler que nous avons affaire, ici, à une réelle institution estrienne de la restauration rapide, née en 1957. Une affaire de famille À lire aussi Toujours très populaire, le restaurant, son grand stationnement et son comptoir extérieur grouillent d’activités même en dehors des heures de pointe. Le casse-croûte réussi à attirer autant des aînés du secteur qui se replongent dans leurs vieux souvenirs, que des plus jeunes, grâce entre autres à une forte présence sur les réseaux sociaux comme TikTok.
À ceux-là, il faut ajouter les nombreux touristes américains ainsi que les personnalités ayant des chalets dans le coin. Lors du passage de La Tribune sur place, par exemple, des véhicules ornés de plaques du Vermont, du Connecticut et du Massachusetts sont bien visibles dans le stationnement. Et puis, surprise, on peut même croiser Marina Orsini certains jours, comme ce fut notre cas.
Inutile de dire que les affaires roulent plutôt bien pour le casse-croûte saisonnier, ouvert de la mi-avril à la mi-septembre. «On passe 6500 livres de patates par semaine», dévoile Jesus David Savard Melendez, copropriétaire des lieux avec sa conjointe, Véronique Robidoux, et une partie de la famille de cette dernière.
Le grand-père de celle-ci en a fait l’acquisition il y a plusieurs années et le couple a repris les rênes de la gestion de l’entreprise au cours des quatre dernières années. Pourtant, ceux-ci ne se dirigeaient pas vers une telle carrière, elle ayant des études en ressources humaines et lui en génie des procédés. C’est la famille qui les a ramenés dans le giron du commerce.
Et ce sont également les familles qui fréquentent l’endroit, qui se fait un point d’honneur de les accueillir convenablement et d’offrir les prix les plus abordables possibles. «C’est une fierté. Quelqu’un va dire: “C’est vraiment bon, c’est excellent”. On adore entendre ça, mais quelqu’un qui dit: “Pour vrai, c’est excellent, mais vos prix ne sont vraiment pas chers”.
Ça, ça vient encore nous chercher parce que ça veut dire qu’on a bien fait notre travail par rapport au prix. » — Jesus David Savard Melendez, copropriétaire En plus de modules de jeux pour enfants à l’extérieur, de machines distributrices de bonbons et de la distribution de jouets à
l’effigie de M. Patate lors de l’attente, les prix au sein du menu sont indiqués avec les taxes incluses, une rareté dont plusieurs devraient s’inspirer. «Ça avait été aussi pensé parce qu’on a beaucoup de jeunes qui viennent avec leur change. Pour nous, c’est beaucoup plus facile de calculer.
On est beaucoup axé sur les familles», souligne de son côté Véronique Robidoux, qui en profite pour inviter les visiteurs qui viennent chez Wood’s à découvrir les beautés du village d’Ayer’s Cliff par le fait même. «Juste ici au village, tu as de quoi te faire une fin de semaine parfaite.
On a un super beau camping sur le bord du lac Massawippi. On a une belle piste cyclable, une belle plage publique où les jeunes peuvent aller.» — Véronique Robidoux, copropriétaire Tout au long de l’entrevue, les deux entrepreneurs ne cesseront d’envoyer des fleurs à leurs employés, pour la plupart des jeunes aux études qui profitent des vacances pour travailler. «Sans eux autres, à deux, on ne serait jamais capables», souligne Jesus David Savard Melendez.
«Je pense que c’est la force de la communauté aussi», ajoute Véronique Robidoux. Et à Ayer’s Cliff, la communauté est éprise de son casse-croûte.
L’évaluation Encore une fois, pour cette deuxième dégustation, nous avons droit à une poutine de très haute qualité. Les patates rouges coupées sur place sont d’un excellent niveau, même si leur cuisson était légèrement inégale lors de notre passage incognito sur place. Le fromage, en provenance de la Laiterie de Coaticook, est livré chaque jour, frais du matin. La qualité est donc au rendez-vous, mais je n’aurais pas dit non à une quantité un peu plus importante de grains.
Pour la sauce, le restaurant offre le choix entre la Classique sauce brune et la Wood’s au poivre vert, pour un petit extra de 1,10 $. J’opte donc pour ce deuxième choix. La sauce est foncée, onctueuse et propose un goût franc de poivre qui n’est vraiment pas désagréable.
Elle est toutefois légèrement salée. En prenant la bouchée parfaite, on constate tout de suite pourquoi cette poutine est un classique. L’harmonie entre les trois ingrédients du plat est irréprochable, si ce n’est qu’en fin de repas, le manque de fromage se fait sentir un peu.
Au coût de 12,45 $, taxes incluses, le plat est aussi très compétitif au niveau du rapport qualité/prix. En accompagnement, j’y suis allé pour un classique, le Big Wood, qui est un très proche cousin du Big Mac.
En fait, à mon avis, si on enlève la qualité supérieure des ingrédients qu’on retrouve chez Wood’s, comme la viande de la Boucherie Manon et Michel de Sainte-Catherine-de-Hatley, on nage pas mal dans les mêmes eaux. Qui serais-je pour remettre en question un tel classique de la restauration rapide? On ne change pas une recette gagnante, et ça, les propriétaires de la cantine d’Ayer’s Cliff l’ont bien compris.
Comme le dit si bien la copropriétaire Véronique Robidoux, «on ne réinvente rien». Le casse-croûte offre le service aux tables, avec de «vrais» ustensiles en métal, de la vaisselle en porcelaine et un verre d’eau. Des emballages personnalisés ont même été créés pour le Big Wood.
La salle à manger comprend beaucoup de tables en pierre et une décoration où le bois est à l’honneur. Ne cherchez pas la musique d’ambiance, il n’y en a pas. Chez Wood’s ce sont les conversations familiales qui priment.
Et ça tombe bien, comme les lieux sont presque toujours occupés, les discussions animent bien l’endroit. Lors de notre passage, les tables étaient propres et le service fut relativement rapide. Si les toilettes étaient, règle générale, plutôt propres, un utilisateur avait laissé un petit souvenir derrière lui dans l’une des cuvettes et, disons que ce n’était pas particulièrement appétissant.
Sinon, la climatisation aurait pu être légèrement plus forte, mais, comme il était possible de se rafraîchir grâce à la portion «Crème glacée» du menu, on ne peut pas réellement s’en plaindre. D’ailleurs, je vous conseille la coupe glacée aux framboises lors de votre passage.
Personnellement, je ne l’ai pas regrettée!
- Published
- Jul 16, 2026
- Updated
- Jul 16, 2026
- Source
- La Tribune
- Category
- Entertainment
- Read time
- 5 min
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